Les courants qui inspirent mon travail

Ce qui nourrit mon regard

Je me suis formée au fil des années dans des domaines très différents : psychologie, relation, présence, apprentissage, coopération, gouvernance et pensée systémique.

 Je ne cherche pas dans ces approches une méthode à appliquer à toutes les équipes.

Je les considère plutôt comme autant de lentilles pour regarder les situations sous différents angles.

Elles nourrissent mes questions, élargissent mon regard et m’aident à concevoir des expériences adaptées à chaque collectif.

Comprendre les dynamiques humaines

Derrière chaque organisation, il y a des personnes avec leur histoire, leur sensibilité, leurs besoins, leurs représentations et leurs façons singulières d’entrer en relation.

 L’Approche Non Directive Créatrice® de Colette Portelance, la psychologie humaniste, les travaux de Carl Rogers et de Carl Gustav Jung ont nourri ma compréhension de ces dynamiques.

 Ils m’ont notamment appris à porter attention à la personne sans perdre de vue le système dans lequel elle évolue.

Développer la qualité de présence

Une coopération de qualité ne repose pas uniquement sur de bons processus.

Elle dépend aussi de la capacité des personnes à être présentes, à écouter réellement, à exprimer ce qui est là et à rester en relation lorsque les choses deviennent inconfortables.

L’Hypnose Humaniste,  le Circling, les jeux d’authenticité relationnelle et différentes pratiques somatiques ont contribué à développer cette dimension de ma pratique.

Elles m’ont appris à accorder autant d’attention à la manière dont les personnes vivent une expérience qu’au contenu du travail réalisé.

Apprendre autrement

 Je suis depuis longtemps attirée par les formes d’apprentissage qui ne passent pas uniquement par la transmission de connaissances.

Jeux, expérimentation, mise en situation, pratiques réflexives ou Lego® Serious Play® permettent de faire émerger des apprentissages directement à partir de l’expérience.

 Cela nourrit aujourd’hui ma conviction qu’un accompagnement collectif peut être beaucoup plus puissant lorsqu’il permet aux personnes d’expérimenter une autre manière de faire plutôt que de simplement en entendre parler.

Explorer de nouvelles façons de coopérer

 Comment décider ensemble ?
Comment répartir les responsabilités ?
Comment permettre à une équipe de devenir plus autonome sans perdre son cap ?

La sociocratie, l’Holacratie, l’Écocratie, Dragon Dreaming, les travaux de Frédéric Laloux et les approches de l’auto-organisation nourrissent ma réflexion sur ces questions.

Ces approches m’ont notamment appris qu’autonomie ne signifie pas absence de cadre.

Pour qu’un collectif puisse réellement s’auto-organiser, il lui faut au contraire un cap partagé, des responsabilités claires, des espaces de décision et des limites explicites.

C’est une question qui rejoint directement ma pratique : comment créer suffisamment de cadre pour permettre au collectif de devenir réellement autonome ?

Penser en systèmes

 Une difficulté qui apparaît dans une équipe n’a pas toujours sa source là où elle se manifeste.

Une réunion inefficace peut révéler un problème de décision.
Une tension peut être alimentée par une structure de responsabilité.
Une résistance au changement peut signaler un manque de clarté ou de sécurité.

La pensée systémique, la Théorie U et les approches des organisations apprenantes m’aident à regarder les interactions entre les personnes, les structures et leur environnement, plutôt qu’à chercher trop vite un responsable ou une solution.

Elles nourrissent ma conviction que les transformations durables passent souvent par une évolution des conditions dans lesquelles les personnes travaillent ensemble

Explorer les différentes dimensions de l’humain

 Mon parcours m’a également conduite vers des approches qui cherchent à comprendre l’être humain dans sa globalité et dans ses différentes dimensions.

Les approches intégrales, les travaux de Ken Wilber, Brené Brown et de Jean Houston, ainsi que les réflexions autour de l’authenticité, de la vulnérabilité et des relations humaines ont nourri cette exploration.

Ces influences m’invitent à ne jamais réduire une personne à son rôle professionnel ou à un comportement observable, tout en gardant une attention particulière au contexte collectif dans lequel elle évolue.

Au fond, je cherche toujours la même chose.


Comprendre ce qui permet à un collectif de franchir un cap.

Ces différentes approches ne me donnent pas une recette.

Elles m’offrent des angles de regard.

Elles m’aident à observer une situation sous plusieurs perspectives : la personne, la relation, le groupe, les structures, les processus, l’environnement.

Puis à choisir — ou à inventer — l’expérience qui pourra être pertinente dans ce contexte précis.

Je m’intéresse moins aux méthodes qu’aux conditions qui permettent à une équipe de trouver ses propres réponses.